Archives de catégorie : Colloques et journées d’études

Sous le charme

Sous le charme
Magie et sorcellerie en regard des arts figurés dans le duché de Lorraine et dans le ressort du Parlement de Paris (1547-1624)

Journée d’étude

Journée d’étude organisée par Guy-Michel LEPROUX  (Saprat, EPHE-PSL) et Luisa CAPODIECI (Université de Lorraine, CRULH) le 22 octobre 2026.

Cette journée d’étude, fruit de la collaboration entre les laboratoires CRULH (Université de Lorraine) et SAPRAT (EPHE-PSL), propose une nouvelle réflexion sur la question de la magie et de la sorcellerie à la Renaissance selon une approche interdisciplinaire inédite. Dans le cadre d’une démarche scientifique rigoureuse, il s’agira d’opérer un croisement systématique entre la production artistique, les documents d’archives, notamment les plumitifs de justice, et les traités. L’analyse se verra profondément renouvelée, tant du point de vue philologique que sous les perspectives de la contextualisation, de l’instrumentalisation politique et des modalités d’interprétation.
Le duché de Lorraine et le ressort du Parlement de Paris constituent le pivot autour duquel s’organisera l’enquête qui, dans une approche comparatiste, vise à prendre en compte un plus large contexte européen, notamment les Pays-Bas et l’Allemagne où la sorcellerie a joui d’une grande fortune iconographique. Les travaux se concentreront sur la période allant du début du règne d’Henri II (1547) à la mort de Henri II de Lorraine (1624), période qui voit s’intensifier la chasse aux sorcières dans laquelle le procureur général Nicolas Rémy joue un rôle majeur à Nancy et dans le territoire environnant.

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Actualités & perspectives de la recherche sur l’estampe à l’époque moderne

Journée d’études internationale organisée par Estelle Leutrat (professeure à l’Université de Poitiers, Criham, et directrice d’études à l’École pratique des Hautes Études), Teoman Akgönül (doctorant à l’Université de Poitiers, Criham, INHA), Amélie Folliot (doctorante à l’Université Rennes 2, HCA) et Louise Quentel (doctorante à l’Université de Poitiers, Criham) le jeudi 24 septembre 2026.

La journée d’études a pour objectif de réunir des chercheurs confirmés, jeunes docteurs, doctorants et étudiants — en histoire de l’art ou issus d’autres disciplines — autour de l’actualité et des perspectives de la recherche sur l’estampe à l’époque moderne (XVe-XVIIIe siècles). Elle entend offrir un espace d’échanges consacré aux approches récentes et aux travaux en cours, qu’ils portent sur les pratiques et les techniques de l’estampe, sur ses réseaux de production, de diffusion et d’échanges, ou encore sur la place de l’image imprimée dans la culture visuelle et matérielle.

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Systèmes graphiques et communication

Modélisation et annotation à l’ère numérique

Journées annuelles du Cluster 4 Biblissima+

 

Les journées annuelles 2026 du Cluster 4 de Biblissima+, intitulées “Systèmes graphiques et communication : modélisation et annotation à l’ère numérique”, se tiendront à l’Humathèque du Campus Condorcet, du 9 au 11 septembre 2026.

Consacrée à la communication graphique sous toutes ses formes, cette rencontre s’articule autour de trois thèmes : modélisation, interopérabilité et outils numériques. À travers des études de cas issues de la paléographie, de l’épigraphie, de la sigillographie, de l’héraldique et de la numismatique, les participants examineront les moyens de représenter, relier et exploiter les données relatives aux systèmes graphiques et aux objets porteurs de signes, en vue de développer des ressources plus ouvertes, interopérables et conformes aux principes FAIR.

 

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Danser au siècle de Berlioz

Danser au siècle de Berlioz

Colloque international

Organisé par Cécile Reynaud (Saprat/EPHE – PSL) et Gisèle Séginger (LISAA / Université Gustave Eiffel), ce colloque international étudie l’évolution et les représentations de la danse au XIXe siècle. Sa place dans l’œuvre de Berlioz bien sûr, musicale ou littéraire, mais aussi les représentations de cet art dans la littérature et la critique contemporaines du musicien.

Différents genres de danse s’épanouissent tout au long du XIXe siècle, collectives ou individuelles, liées au spectacle ou à ce qu’on appelle « danse de société » : la plus spectaculaire est sans doute le ballet, qu’il s’agisse d’un spectacle autonome, ou des divertissements chorégraphiques liés à l’opéra. Les techniques de la danse évoluent selon qu’il s’agit de danseurs professionnels des corps de ballet ou de danseurs plus amateurs des bals et danses de société. La danse et le ballet sont aussi l’objet de nombreuses représentations, littéraires et picturales, et font également l’objet de critiques dans les journaux et revues de l’époque. La danse occupe même Gautier tout au long de sa vie. L’œuvre de Berlioz, compositeur, chef d’orchestre et critique musical, croise à de nombreuses reprises l’art de la danse et du ballet. Des scènes de bal (Symphonie fantastique, Roméo et Juliette) et de danse parsèment ses œuvres (« Ballet des Sylphes », « Menuet des follets » dans La Damnation de Faust, Ballet des ombres, etc.). Le ballet d’opéra l’occupa également : en vue des représentations du Freischütz à l’Académie royale de musique il orchestra l’Invitation à la Valse de Weber pour en faire une musique de ballet. Et bien sûr il écrivit la musique des trois ballets des Troyens à Carthage. Son œuvre de critique aborde la place des ballets dans l’opéra, même si l’art de la danse retient moins son attention que la partie musicale des opéras. La littérature elle-même a fait une large place à la danse, qu’il s’agisse des bals mondains, des bals de l’Opéra, des bals parisiens (comme le célèbre Bal Mabille) ou des bals de barrière et de guinguette. De Balzac à Zola, le bal a fourni au roman quelques-unes de ses scènes les plus célèbres. La danse est présente dans ce nouveau genre théâtral qu’était la féérie, dans les récits de voyage en Orient ou les œuvres inspirées par l’Orient – du Roman de la momie de Gautier à la Salomé d’Oscar Wilde – qui évoquaient volontiers des danses raffinées et envoûtantes. Plus insolites, dans ce siècle qui est aussi celui de la science, des danses macabres aussi bien dans l’opéra que dans la littérature gardent encore un lien avec des croyances médiévales. Ce colloque aborde l’évolution et les représentations de la danse tout au long du XIXe siècle. Sa place dans l’œuvre de Berlioz bien sûr, musicale ou littéraire, mais aussi les représentations de cet art dans la littérature et la critique contemporaines du musicien.

Informations pratiques :

Les jeudi 27 et vendredi 28 août 2026, de 9h30 à 16h30

Musée Hector Berlioz, 68 rue de la République, 38260 La Côte-Saint-André

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Art nouveau et éclectisme

Colloque international

 

Colloque organisé par Rossella Froissart et Jérémie Cerman, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Art nouveau les mercredi 10 et jeudi 11 juin 2026 au Château Laurens (Avenue Raymond Pitet, 34300 Agde).

Depuis 2013, la Journée mondiale de l’Art nouveau célèbre ce courant artistique. La date du 10 juin a été choisie en hommage à Antonio Gaudí et à Ödön Lechner, tous deux décédés ce jour-là.
Ce colloque sera l’occasion d’explorer les inspirations multiples de l’Art nouveau — du gothique au rocaille, de la Renaissance au japonisme, en passant par l’Orient et l’Égypte — et de mettre en lumière sa présence souvent méconnue en Méditerranée.

Le château Laurens incarne parfaitement cet éclectisme. Sa situation en Occitanie, au carrefour des influences espagnoles et méditerranéennes, en fait le lieu idéal pour interroger un Art nouveau, qui puise son inspiration dans l’héritage du passé et inscrit la recherche de formes nouvelles dans une filiation stylistique riche de sens.

 

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Matching couples

Matching couples

Artworks and the meaningful connections among their parts

Workshop international – 20 mai 2026

Paris, Centre de recherche et de restauration des musées de France

Palais du Louvre – Porte des Lions, 14 quai François Mitterrand

 

10.00: welcome and opening

Maddalena Bellavitis (C2RMF), Domitilla Giordano, TBC

10.15: presentations

Helen Buddensieg, Princely Collections Liechtenstein, Vienna

Inseparable Couple: Correggio’s Madonna of Saint Sebastian and its Wooden Support

 

Andrea Steckerová, National Gallery, Prague

Celebrating marriage in a frame: Gerard ter Borch’s portraits and their carved frames from the National Gallery in Prague

 

Charlene Vella, University of Malta

Framing Style and Patronage in the Work of Antonio de Saliba: Two Case Studies

11.30: coffee break

Michele Castelli, Alma Mater Studiorum – Università di Bologna

The frame as setting: The Master of the Baroncelli Portraits in the Uffizi Gallery

 

Vittorio Frighetto, Università di Padova

Through the Altarpiece, and What the Devout Found There:

Material and Cognitive Experience of Dieric Bouts’ Triptych of the Holy Sacrament

 

Martin Hanßen, University of Jena

Rethinking the Frame. Structure and Materiality of the Life of the Virgin

13.15: Discussion and conclusions

The admission is free, but those who wish to attend the workshop need to send their name to maddalena.bellavitis@culture.gouv.fr

 

Crise(s)

Journée d’études des doctorants de l’EPHE – PSL (ED 472)

Le 21 mai 2026, de 8h30 à 18h se tiendra la 16e édition de la Journée transversale des doctorantes et doctorants de l’ED 472 au CEM UNAM France Campus des Cordeliers (5 rue de l’École de Médecine – 75006 Paris). Depuis leur création en 2009, ces journées offrent un espace d’échanges transdisciplinaires destiné aux jeunes chercheuses et chercheurs de l’école doctorale.

Crise(s). Le terme de « crise » est employé dans de nombreux domaines pour désigner des réalités diverses, de la crise écologique à la crise diplomatique, en passant par la crise d’épilepsie ou la crise économique. Du grec krisis, la crise désigne d’abord l’action de distinguer et de juger, et prend progressivement le sens d’un événement dramatique qui appelle une résolution. Interroger la crise, c’est donc interroger ces moments de rupture que sont les crises, mais c’est également interroger l’usage même du concept, ainsi que l’imaginaire qu’il charrie. Cette journée d’étude se donne pour objectif de penser la crise dans une perspective transdisciplinaire, en s’intéressant à la façon dont les sciences identifient les crises, les analysent, prennent pour objet les imaginaires et les discours qui les entourent, et s’interrogent sur leurs issues possibles.

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Méthodologie de la paléographie hébraïque. Expertise, art ou science ?

Dans le cadre du projet ERC-Synergy, le colloque “Méthodologie de la paléographie hébraïque. Expertise, art ou science ?” les 4 et 5 mai 2025 au bâtiment recherche sud du Campus Condorcet.

Dans quelle mesure les paléographes doivent-ils défendre leurs conclusions lorsqu’ils communiquent avec des non-paléographes, qu’il s’agisse d’antiquaires, d’éditeurs d’éditions critiques, de conservateurs numériques ou d’historiens spécialisés dans d’autres domaines ? Jusqu’où pouvons-nous – ou devons-nous – aller pour défendre nos points de vue ? Comment l’autorité d’un paléographe est-elle perçue à l’intérieur et à l’extérieur du domaine ?

De plus, quels préjugés culturels ou cognitifs influencent l’analyse paléographique ? Comment les résultats paléographiques peuvent-ils être vérifiés ou reproduits ? Est-il possible – ou souhaitable – de formaliser l’expertise paléographique ? Un ordinateur peut-il remettre en question les conclusions d’un paléographe, et ces outils informatiques devraient-ils être conçus par les paléographes eux-mêmes ? À quoi ressemble la transparence méthodologique à l’ère de l’analyse assistée par ordinateur ?

Afin de répondre à ces questions, nous organisons une série de sessions thématiques qui réuniront des paléographes abordant ces questions sous différents angles. Nous accueillons les participants travaillant en dehors du domaine des études sur les manuscrits hébraïques, ainsi que les paléographes de tous horizons, des méthodes traditionnelles aux approches informatiques. Nous invitons à la fois des réflexions théoriques sur la paléographie et des contributions plus « techniques » ou basées sur des cas concrets. Dans tous les cas, notre objectif est de favoriser la transparence méthodologique.

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L’école : transmettre et façonner le savoir

VIIe journée d’études doctorales du laboratoire Savoirs et Pratiques, du Moyen Âge à l’époque contemporaine

Journée organisée par Asel Akbanova, Antoine Altieri, Abdelhak Boumsied, Arthur Deconynck, Sixtine Haye, Élisabeth Heid, Orsola Pellino et Evguenia Timofeva

Le laboratoire Savoirs et Pratiques, du Moyen Âge à l’Époque contemporaine (Saprat), a le plaisir de vous convier à sa septième journée d’études doctorales, consacrée à la thématique de l’école, envisagée à la fois comme institution, comme mouvement de pensée et comme modalité de transmission du savoir. Qu’il s’agisse d’étudier l’école comme courant de pensée, comme institution éducative ou comme atelier, cette journée s’est donné pour projet d’interroger une réalité complexe à appréhender et riche de sens dans une perspective diachronique, en prenant soin de proposer des communications qui interrogent la portée de ce terme dans des ères culturelles très variées.
Loin de se réduire à l’institution scolaire au sens strict, cette rencontre propose d’interroger la notion d’« école » dans l’épaisseur de ses usages conceptuels, historiques et sémantiques, à travers des études de cas qui couvrent une large chronologie — de l’Antiquité au monde contemporain — et donnent à voir toute la richesse conceptuelle que recouvre la notion d’école. Cette journée sera l’occasion de questionner les identités et les lieux de l’école, envisagée tour à tour comme courant de pensée, comme institution, comme lieu de sociabilité savante ou encore comme lieu de transmission d’un savoir pratique.
En croisant les approches de l’histoire, de l’histoire de l’art, de la philologie ou encore de l’archéologie, cette journée entend faire dialoguer pratiques et théories, gestes techniques et élaborations savantes. Elle offre ainsi un observatoire privilégié des modalités de transmission de toutes les formes de connaissance, depuis les scriptoria médiévaux jusqu’aux expérimentations pédagogiques contemporaines.
Ouverte à toutes et à tous, cette journée sera un espace d’échange entre jeunes chercheurs et public, invitant à réfléchir collectivement aux formes, aux enjeux et aux transformations d’un concept structurant pour nos sociétés.

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Le savoir des acteurs du monde musical au XIXe siècle (1789-1914)

Journée d’étude

Le mercredi 8 avril 2026 se tiendra à l’Institut d’études avancées de Paris la journée d’étude “Le savoir des acteurs du monde musical au XIXe siècle (1789-1914)” organisée par Cécile Reynaud (Saprat, EPHE – PSL) et Lucas Berton (LUHCIE, Université Grenoble Alpes).

Cette journée d’étude s’intéresse au savoir et à la culture extramusicale des acteurs du monde musical au cours du XIXe siècle, qu’il s’agisse des compositeurs, interprètes, savants et théoriciens de la musique, critiques, chefs d’orchestre, éditeurs et directeurs de journaux, facteurs et luthiers, directeurs de salles ou encore des bibliothécaires. Afin d’évaluer l’étendue de ces connaissances, nous prendrons en compte les savoirs académiques comme les savoirs culturels. Si les textes écrits par et sur ces acteurs constituent des témoignages de première importance, les partitions peuvent, elles aussi, représenter une source essentielle, dont l’étude offre la possibilité de circonscrire des savoirs. Les multiples façons d’accéder au savoir seront prises en compte : cercle familial, études, cours publics ou privés, lectures, fréquentations, voyage, visites de musées ou d’ateliers d’artistes. L’émancipation sociale du musicien au XIXe siècle, par le passé bien souvent rattaché à des cours princières, des institutions ou des mécènes, a peut-être parallèlement favorisé une émancipation d’ordre intellectuel, alors que se développent dans le courant du siècle des moyens de démocratisation du savoir, comme la prolifération de journaux et de revues. En s’efforçant d’apporter une vision objective du savoir de ces acteurs du monde musical, cette journée permettra plus généralement de saisir, à travers la diversité des cas étudiés, ce que représente l’érudition, la science, la culture partagée et les possibilités de constitution du savoir au XIXe siècle.

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