Archives de catégorie : Journées d’études doctorales

Crise(s)

Journée d’études des doctorants de l’EPHE – PSL (ED 472)

Le 21 mai 2026, de 8h30 à 18h se tiendra la 16e édition de la Journée transversale des doctorantes et doctorants de l’ED 472 au CEM UNAM France Campus des Cordeliers (5 rue de l’École de Médecine – 75006 Paris). Depuis leur création en 2009, ces journées offrent un espace d’échanges transdisciplinaires destiné aux jeunes chercheuses et chercheurs de l’école doctorale.

Crise(s). Le terme de « crise » est employé dans de nombreux domaines pour désigner des réalités diverses, de la crise écologique à la crise diplomatique, en passant par la crise d’épilepsie ou la crise économique. Du grec krisis, la crise désigne d’abord l’action de distinguer et de juger, et prend progressivement le sens d’un événement dramatique qui appelle une résolution. Interroger la crise, c’est donc interroger ces moments de rupture que sont les crises, mais c’est également interroger l’usage même du concept, ainsi que l’imaginaire qu’il charrie. Cette journée d’étude se donne pour objectif de penser la crise dans une perspective transdisciplinaire, en s’intéressant à la façon dont les sciences identifient les crises, les analysent, prennent pour objet les imaginaires et les discours qui les entourent, et s’interrogent sur leurs issues possibles.

Pour plus d’informations sur cette journée et le programme

L’école : transmettre et façonner le savoir

VIIe journée d’études doctorales du laboratoire Savoirs et Pratiques, du Moyen Âge à l’époque contemporaine

Journée organisée par Asel Akbanova, Antoine Altieri, Abdelhak Boumsied, Arthur Deconynck, Sixtine Haye, Élisabeth Heid, Orsola Pellino et Evguenia Timofeva

Le laboratoire Savoirs et Pratiques, du Moyen Âge à l’Époque contemporaine (Saprat), a le plaisir de vous convier à sa septième journée d’études doctorales, consacrée à la thématique de l’école, envisagée à la fois comme institution, comme mouvement de pensée et comme modalité de transmission du savoir. Qu’il s’agisse d’étudier l’école comme courant de pensée, comme institution éducative ou comme atelier, cette journée s’est donné pour projet d’interroger une réalité complexe à appréhender et riche de sens dans une perspective diachronique, en prenant soin de proposer des communications qui interrogent la portée de ce terme dans des ères culturelles très variées.
Loin de se réduire à l’institution scolaire au sens strict, cette rencontre propose d’interroger la notion d’« école » dans l’épaisseur de ses usages conceptuels, historiques et sémantiques, à travers des études de cas qui couvrent une large chronologie — de l’Antiquité au monde contemporain — et donnent à voir toute la richesse conceptuelle que recouvre la notion d’école. Cette journée sera l’occasion de questionner les identités et les lieux de l’école, envisagée tour à tour comme courant de pensée, comme institution, comme lieu de sociabilité savante ou encore comme lieu de transmission d’un savoir pratique.
En croisant les approches de l’histoire, de l’histoire de l’art, de la philologie ou encore de l’archéologie, cette journée entend faire dialoguer pratiques et théories, gestes techniques et élaborations savantes. Elle offre ainsi un observatoire privilégié des modalités de transmission de toutes les formes de connaissance, depuis les scriptoria médiévaux jusqu’aux expérimentations pédagogiques contemporaines.
Ouverte à toutes et à tous, cette journée sera un espace d’échange entre jeunes chercheurs et public, invitant à réfléchir collectivement aux formes, aux enjeux et aux transformations d’un concept structurant pour nos sociétés.

>>> Pour plus d’informations sur cet événement et le programme

Les mains du scribe

Les mains du scribe

XVIe journée d’étude en paléographie et codicologie hébraïques

La XVe journée d’études doctorales en paléographie et diplomatique hébraïques, organisée par Sarah Frageon, Wissem Gueddich et Margherita Pepoli, se tiendra le lundi 18 novembre 2024 en salle Vasari (INHA – 2 rue Vivienne, 75002 Paris) de 9h00 à 18h30.

 

Pour plus d’informations sur le programme et cet événement

L’expert, détenteur et acteur du savoir du Moyen Âge à nos jours

L’expert, détenteur et acteur du savoir du Moyen Âge à nos jours

VIe journée d’études doctorales du laboratoire Savoirs et Pratiques, du Moyen Âge à l’époque contemporaine

Journée organisée par Pauline DESCHAMPS-KAHN, Valérie FONT, Valentin KERVINIO, Lada MURAVEVA et Evguenia TIMOFEVA

 

Le vendredi 23 février 2024, de 10h à 18h, en Sorbonne, Escalier E, 1er étage

La journée d’études doctorales du laboratoire Saprat est consacrée à L’expert, détenteur du savoir du Moyen-Age à nos jours. Si la notion d’expert a évolué entre le Moyen Âge et l’époque contemporaine, tout comme la teneur de son savoir, nous nous attacherons à suivre cette progression depuis le technicien méticuleux aux compétences spécifiques et faisant preuve d’une grande dextérité dans son métier jusqu’à une plus grande théoricité de la connaissance, sans dimension matérielle.

Nous proposerons de définir les termes attachés à la figure de l’expert dans une première session consacrée à la terminologie et figure de l’expert. Ensuite, nous questionnerons la formation et le rôle de l’expert, garant d’un savoir-faire, dans la deuxième session. La troisième session analysera le rôle de l’expert dans la diffusion de la connaissance à des publics non-avertis. Enfin, la quatrième session sera l’occasion de constater que de tout temps l’expert a engagé sa responsabilité et vu la légitimité de son savoir remise en cause.

Pour plus d’informations sur le programme

Appel à communications

Appel à communications

Journée transversale de l’ED 472 de l’EPHE – PSL

L’École Pratique des Hautes Études est heureuse d’annoncer l’édition 2024 de la Journée transversale des doctorant.e.s, qui se tiendra le 14 mai 2024 à Paris sur le thème :

« Critiquer ou discriminer »

Si les notions de critique et de discrimination sont connotées négativement au premier abord, ces deux termes sont avant tout des processus d’acquisition de connaissances relevant de choix. Leur racine grecque est commune et se traduit par l’idée de juger, d’interpréter mais aussi de distinguer, de trancher. Les termes « critiquer » et « discriminer » conservent tout cette envergure : ils peuvent procéder de la prise de position subjective comme du choix disciplinaire et scientifique.

En Science(s), la critique désigne le processus de distinction d’un choix motivé par l’exercice de la raison. La discrimination relève aussi d’un mécanisme de distinction, mais peut recouvrir plusieurs dimensions : elle n’est pas nécessairement justifiée par l’exercice de la raison et garde une proximité sémantique certaine avec la faute ou le crime. En sciences religieuses, historiques ou de la vie et de la terre, ces deux notions sont omniprésentes, tant d’un point de vue méthodologique, qu’historiographique et historique.

Les doctorant.e.s des trois mentions de l’École Doctorale 472 sont ainsi invité.e.s à raisonner et communiquer sur l’ambiguïté de ces deux termes, la façon dont ils s’unissent ou se contredisent, et à mobiliser, entre autres, l’un des axes suivants pour étayer leur réflexion sur le thème proposé :

• Discriminer, critiquer, pour produire un savoir

Discriminer et critiquer, c’est élaborer des outils de compréhension du monde. Ce sont deux processus distinctifs qui permettent d’aboutir à une catégorisation des données. De surcroît, discriminer et critiquer ont le même but : construire un sujet à travers des choix méthodologiques. Discriminer et critiquer sont donc deux notions proches qu’il est néanmoins possible de confronter. Les communications pourront par exemple porter sur les méthodes d’acquisition des connaissances en relation avec la discrimination et la critique ou encore sur l’épistémologie des termes discriminer et critiquer. Les interventions proposant une approche linguistique sont également bienvenues.

• Discriminer au nom d’un savoir, critiquer au nom du savoir

On pourra s’intéresser aux processus de discrimination et de critique à l’échelle des rapports au sein d’un ensemble. Discriminer renvoie alors au traitement différencié selon des critères relevant d’un savoir érigé en norme intangible, qui peut, dès lors, être considéré comme arbitraire. Au contraire, la critique continue d’interroger, de vérifier et de justifier ces critères, et peut ainsi remettre en cause et contester la discrimination.

• Discriminer et critiquer, sources de renouvellement des sciences :

Le progrès des sciences est conditionné par les processus de discrimination et de critique. C’est effectivement en étudiant les phénomènes discriminatoires que l’on peut comprendre les valeurs qui régissent une société et qui déterminent toute approche scientifique. En outre, la discrimination et la critique de concepts ou de modèles explicatifs antérieurs constituent une dynamique essentielle du progrès scientifique. Les communications basées sur ce troisième axe pourront adopter une approche cognitive, épistémologique, sociale ou bien historique.

Format
Les communications, en français, n’excèderont pas 20 minutes et seront suivies d’un temps de discussion, sous la forme de tables rondes. Les propositions sont à envoyer sous forme de résumé (300 mots maximum) avant le 3 mars 2024 à l’adresse journee.transversale.2024@ephe.psl.eu
Les actes de la Journée Transversale feront l’objet d’une publication.
12 communications seront retenues pour la présentation orale. Les autres propositions seront invitées à réaliser un poster de leur présentation afin de pouvoir les exposer lors des moments conviviaux de la journée d’études.

Comité scientifique :

Daphné Baudon, Carlo Emilio Biuzzi, Arthur Deconynck, Joshua Ducancel, Dauphine de Haldat, Inès Keuter, Paul Knall-Demars, Illia Kovalenko, Maël Le Gouellec, Léa Legouix, Valentine Louis, Philomène Renard, Mélanie Sorstein, Fanny Stibbe et Léa van Hulle.

 

ED 472

Carnet hypothèse ED 472