Tavernes, cafés, bistrots (2026)

Jean-Claude Yon, Robert Beach et Stéphanie Sauget (dir.)

Tavernes, cafés, bistrots. Lieux de sociabilité populaire des années 1750 aux années 1920

Presses Universitaires de Rennes, 2026, 286p.

EAN : 9791041309856

De nos jours, une institution capitale de la vie sociale des milieux populaires se trouve en pleine régression : il s’agit de ces lieux de sociabilité qu’étaient jadis les cafés, bistrots, tavernes et autres débits de boissons, dont le nombre diminue sensiblement partout. Pourtant, dans les sociétés européennes, méditerranéennes et nord américaines, entre le milieu du XVIIIe siècle et les débuts du XXe siècle, ces établissements souvent reconnaissables depuis la rue et s’inscrivant dans une topographie particulière, animés par des entrepreneurs parfois hauts en couleur et multitâches, étaient des pivots de la vie sociale, économique, politique et culturelle. Comprendre la fonction du bistrot de quartier pour la structuration du voisinage ou de la taverne de village pour la communauté villageoise est une des premières missions de ce livre qui fait aussi entrer le lecteur et la lectrice à l’intérieur de débits de boissons très divers pour tenter d’en restituer l’atmosphère : que buvait-on dans ces endroits ? Qui étaient les buveurs et les buveuses ? Qu’y faisaient-ils habituellement ? Les salles des cafés et autres bistrots constituent un formidable observatoire des normes sociales, de genre et de santé publique que l’usage de la comparaison, les changements d’échelle et de terrains d’observation permettent d’éclairer autrement. Voyons comment concrètement fonctionnaient ces « salons du pauvre ».

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Actualités & perspectives de la recherche sur l’estampe à l’époque moderne

Journée d’études internationale organisée par Estelle Leutrat (professeure à l’Université de Poitiers, Criham, et directrice d’études à l’École pratique des Hautes Études), Teoman Akgönül (doctorant à l’Université de Poitiers, Criham, INHA), Amélie Folliot (doctorante à l’Université Rennes 2, HCA) et Louise Quentel (doctorante à l’Université de Poitiers, Criham) le jeudi 24 septembre 2026.

La journée d’études a pour objectif de réunir des chercheurs confirmés, jeunes docteurs, doctorants et étudiants — en histoire de l’art ou issus d’autres disciplines — autour de l’actualité et des perspectives de la recherche sur l’estampe à l’époque moderne (XVe-XVIIIe siècles). Elle entend offrir un espace d’échanges consacré aux approches récentes et aux travaux en cours, qu’ils portent sur les pratiques et les techniques de l’estampe, sur ses réseaux de production, de diffusion et d’échanges, ou encore sur la place de l’image imprimée dans la culture visuelle et matérielle.

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Les Capétiens (2026)

Xavier Hélary

Les Capétiens

Que sais-je?, 2026, 128p.

EAN: 9782715413658

Au temps de Philippe le Bel (1285-1314), la royauté capétienne est la première d’Europe occidentale. Le royaume de France est alors le plus peuplé et le plus riche : sa chevalerie est la plus admirée et l’université de Paris est la plus prestigieuse. Le souvenir de Saint Louis, canonisé en 1297, renforce encore l’éclat du roi très chrétien, considéré comme le soutien naturel de l’Église.
Pourtant, trois siècles plus tôt, en 987, l’élection comme roi des Francs de Hugues Capet ne laissait rien augurer du prodigieux développement de la dynastie. Longtemps cantonnés à un domaine royal riche mais étroit, les Capétiens ont progressivement renforcé leur emprise sur le nord du royaume, puis sur le royaume tout entier.
Xavier Hélary retrace l’histoire d’une dynastie à la longévité exceptionnelle et raconte comment ces rois sacrés et thaumaturges, appuyés sur l’héritage carolingien et soutenus par l’Église, imposèrent leur modèle à l’Europe tout entière.

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Vivre et mourir au siècle de Berlioz (2026)

Cécile Reynaud et Gisèle Séginger (dir.)

Vivre et mourir au siècle de Berlioz

Le Passage, 2026, 256p.

ISBN: 978-2-84742-544-4

La mort et le suicide sont des thèmes récurrents dans l’œuvre de Berlioz comme dans la littérature de son temps. Si à l’époque classique, en France, la mort ne peut être montrée sur scène, l’affirmation de l’individualisme au XIXe siècle, le primat du sentiment, mais aussi la découverte du théâtre de Shakespeare et l’invention du drame romantique révolutionnent les règles de la représentation scénique et littéraire : la mort devient alors un sujet majeur avec tous les sentiments qui l’accompagnent.
Dans la musique religieuse, la messe des morts s’impose comme un genre romantique de prédilection et Berlioz donnera ses lettres de noblesse au requiem. Ses Mémoires et sa Correspondance, en particulier depuis l’Italie en 1831, mais aussi plus tard, au moment du retour des cendres de Napoléon en 1840, font écho à son regret mélancolique pour l’héroïsme du monde napoléonien disparu.
Si Nodier, Musset ou Nerval sont également hantés par cette mélancolie, elle ne contamine pas tout le romantisme. Les « mages romantiques » (Lamartine, Liszt, Vigny, Hugo), confiants dans leur force créatrice, cherchent de nouvelles formes artistiques et littéraires. La Symphonie fantastique de Berlioz est comme le manifeste musical de cet affranchissement. Certains – comme Lamartine ou Liszt – pensent avoir une mission sociale ; Berlioz compose une Symphonie funèbre et triomphale, qui déplore la violence tout en célébrant le triomphe révolutionnaire. Nerval n’abandonne pas la croyance en une autre existence au-delà de la vie. La mort pourrait-elle donc être transcendée ? Berlioz lui-même disait, dans ses Mémoires, n’avoir pas un « goût très prononcé pour la mort » et préférer « mille fois mieux la vie ». Et Musset défendait une éthique de la légèreté et se projetait dans la figure du libertin résolu à trouver la jouissance au prix même de sa vie.

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Systèmes graphiques et communication

Modélisation et annotation à l’ère numérique

Journées annuelles du Cluster 4 Biblissima+

 

Les journées annuelles 2026 du Cluster 4 de Biblissima+, intitulées “Systèmes graphiques et communication : modélisation et annotation à l’ère numérique”, se tiendront à l’Humathèque du Campus Condorcet, du 9 au 11 septembre 2026.

Consacrée à la communication graphique sous toutes ses formes, cette rencontre s’articule autour de trois thèmes : modélisation, interopérabilité et outils numériques. À travers des études de cas issues de la paléographie, de l’épigraphie, de la sigillographie, de l’héraldique et de la numismatique, les participants examineront les moyens de représenter, relier et exploiter les données relatives aux systèmes graphiques et aux objets porteurs de signes, en vue de développer des ressources plus ouvertes, interopérables et conformes aux principes FAIR.

 

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