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Sous le charme

Sous le charme
Magie et sorcellerie en regard des arts figurés dans le duché de Lorraine et dans le ressort du Parlement de Paris (1547-1624)

Journée d’étude

Journée d’étude organisée par Guy-Michel LEPROUX  (Saprat, EPHE-PSL) et Luisa CAPODIECI (Université de Lorraine, CRULH) le 22 octobre 2026.

Cette journée d’étude, fruit de la collaboration entre les laboratoires CRULH (Université de Lorraine) et SAPRAT (EPHE-PSL), propose une nouvelle réflexion sur la question de la magie et de la sorcellerie à la Renaissance selon une approche interdisciplinaire inédite. Dans le cadre d’une démarche scientifique rigoureuse, il s’agira d’opérer un croisement systématique entre la production artistique, les documents d’archives, notamment les plumitifs de justice, et les traités. L’analyse se verra profondément renouvelée, tant du point de vue philologique que sous les perspectives de la contextualisation, de l’instrumentalisation politique et des modalités d’interprétation.
Le duché de Lorraine et le ressort du Parlement de Paris constituent le pivot autour duquel s’organisera l’enquête qui, dans une approche comparatiste, vise à prendre en compte un plus large contexte européen, notamment les Pays-Bas et l’Allemagne où la sorcellerie a joui d’une grande fortune iconographique. Les travaux se concentreront sur la période allant du début du règne d’Henri II (1547) à la mort de Henri II de Lorraine (1624), période qui voit s’intensifier la chasse aux sorcières dans laquelle le procureur général Nicolas Rémy joue un rôle majeur à Nancy et dans le territoire environnant.

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Les Vitraux de la Sainte Chapelle de Vincennes (2025)

Guy-Michel Leproux, Michel Hérold, Claudine Loisel, Élisabeth Pillet et Barbara Trichereau

Les Vitraux de la Sainte Chapelle de Vincennes

Éditions du patrimoine, 2025, 288p.

ISBN: 9782757710265

Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Vincennes, voulus par le roi Henri II pour orner l’édifice devenu siège du chapitre de l’ordre royal de Saint-Michel, comptent parmi les plus remarquables ensembles réalisés au milieu du XVIe siècle. Les cartons en ont vraisemblablement été confiés aux peintres Luca Penni et Claude Baldouin. L’exécution en revient au peintre verrier parisien Nicolas Beaurain, célèbre pour avoir réalisé les vitraux du château d’Anet à la demande de Diane de Poitiers. Dans ce contexte si favorable, les vitraux ont été traités en faisant usage de techniques alors novatrices, notamment d’émaux de couleur et d’un « émail blanc » cité par Philibert Delorme. En 2017-2018, le Centre des monuments nationaux, en charge de la Sainte-Chapelle de Vincennes, a mené à bien une importante campagne de restauration des sept verrières du choeur. Ce travail, conduit par l’atelier Parot à Aiserey, a pu être suivi par Michel Hérold, Guy-Michel Leproux et Elisabeth Pillet qui en ont réalisé l’étude détaillée. En raison de l’importance du dossier et de l’originalité des techniques mises en oeuvre, les recherches ont d’emblée été envisagées sur un mode pluridisciplinaire, en lien avec le pôle Vitrail du Laboratoire de recherche des Monuments historiques, dans le but de mieux connaître les verres et les peintures mises en œuvre. Au moment de la restauration, l’Accélérateur Grand Louvre d’analyses élémentaires étant en réfection, seules des analyses classiques ont donc été menées. Elles ont été suivies en octobre 2019 par le passage devant AGLAE de la Vierge à l’Enfant du Louvre et des anges portant le blason des Montmorency du musée national de la Renaissance, dont les verres et les peintures ont pu être analysés très en détail. En mars 2022, des analyses de spectroscopie ont pu être effectuées dans les réserves du musée national de la Renaissance sur le François Ier et les anges portant les armes de France provenant de la Sainte-Chapelle de Vincennes. Le recours aux sources écrites et à d’autres œuvres permet de reconstituer les influences et les modifications de ces verrières au long de leur histoire. Comme les œuvres l’imposent au regard de leur degré d’authenticité très inégal, une étude détaillée des restaurations subies a été menée. Elle en suit les vicissitudes : la dépose des vitraux au moment de la Révolution française et leur transfert au musée des Monuments français d’Alexandre Lenoir, la restauration drastique menée à l’initiative de Viollet-le-Duc et d’Anatole de Baudot après l’explosion d’un dépôt de poudre en 1870, etc…

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