Astrid Castres, Philippe Lorentz, Rose-Marie Ferré (dir.)
Regards sur la Broderie en Occident au Moyen Âge. Production, création et usages, XIIe–XVIe siècle
Turnhout, Brepols, 2026, viii + 275 p.
ISBN: 978-2-503-59350-0

Ce volume est le recueil des actes de deux journées d’étude qui se sont tenues à Paris (INHA) en janvier 2020, parallèlement à l’exposition du musée de Cluny L’art en broderie au Moyen Âge. La rencontre visait à engager une discussion entre des spécialistes venus de différents pays (Allemagne, Angleterre, Espagne, États-Unis, France et Suisse) afin d’évaluer les perspectives de recherche sur cet art largement méconnu en France, malgré sa place privilégiée dans le grand déploiement d’images à la fin du Moyen Âge.
Les essais ici réunis apportent de nouveaux éclairages sur l’histoire de la broderie occidentale, liturgique et profane, entre le XIIe et le XVIe siècle, articulés autour de trois thèmes. Le premier traite des cadres de production, examinés à partir de trois contextes : la cour d’Angleterre, les ateliers catalans et parisiens. Une réflexion est ensuite amorcée sur le dialogue engagé, à cette période, entre la broderie et les autres arts, tout particulièrement quand elle se faisait « peinture à l’aiguille » ou lorsque ses effets de relief rivalisaient avec la sculpture et l’orfèvrerie. Enfin, les contributions de la troisième partie offrent de nouvelles perspectives pour la compréhension des usages des images brodées et leur place au sein du rituel.
L’ouvrage invite plus largement à considérer la richesse de ce patrimoine textile, aujourd’hui conservé dans les musées, les trésors d’églises et les collections privées, illustrée par plus de 100 images en couleurs.

Au Moyen Âge et à la Renaissance, l’espace terrestre est pensé dans un cadre cosmographique. La Terre, immobile, située au centre de l’univers, est entourée de sphères célestes mobiles qui font tourner les planètes et les étoiles. À partir du XIIe siècle, avec la réception de l’astronomie de Ptolémée, de la physique d’Aristote ou encore des sources astrologiques grecques et arabes, cette conception du monde s’approfondit et se diffuse de plus en plus largement. Ellesuscite un nombre grandissant d’interrogations sur les liens entre Ciel et Terre au sein de l’Université et plus généralement dans des milieux culturels divers. Comment les corps célestes façonnent-ils la conformation de la Terre et la vie individuelle et collective des hommes par leurs influences particulières, par exemple en déterminant les régions habitables et inhabitables, les zones climatiques.
La diplomatie des princes héritiers (XIIIe-XVIe siècles)
Jean-Pierre Rothschild et Caroline Heid (dir.)